L'offensive s'est poursuivie pendant 140 jours supplémentaires sur un front d'environ 25 kilomètres, et les terres crayeuses au nord-est d'Amiens n'ont jamais totalement retrouvé leur forme initiale.
La géologie explique une grande partie de ce qui reste. La craie blanche tendre de Picardie se prêtait facilement au creusement de tranchées et de tunnels, et elle conserve sa forme longtemps après l'arrêt du travail. Les bords des cratères à Lochnagar, le chemin creux à Beaumont-Hamel, les lignes de tranchées préservées au parc mémorial terre-neuvien — ce ne sont pas des reconstructions mais le sol lui-même, adouci par un siècle d'herbe. Une visite des champs de bataille de la Somme au départ de Paris couvre environ 175 kilomètres par trajet, et la plupart des itinéraires alternent entre Albert, Thiepval, Pozières et Villers-Bretonneux plutôt que de tenter de couvrir toute la ligne.
Thiepval ancre la région. Sir Edwin Lutyens a achevé son Mémorial aux disparus en 1932 : une hiérarchie de seize arches imbriquées en brique et en pierre de Portland s'élevant à 45 mètres, portant 72 337 noms d'hommes britanniques et sud-africains dont les corps n'ont jamais été identifiés. Le design est délibérément sans ornement. Lutyens n'a utilisé aucune sculpture figurative, seulement l'arithmétique des arches elles-mêmes. Il est situé au 8 Rue de l'Ancre, 80300 Thiepval, et l'entrée au mémorial est gratuite, bien que le musée adjacent puisse être payant séparément.
Les voyageurs demandant où se trouvent les champs de bataille de la Somme, ou où se situe le champ de bataille de la Somme en France, sont généralement dirigés vers le même triangle de campagne entre Albert, Bapaume et Péronne dans la région des Hauts-de-France. Ceux qui recherchent comment se rendre sur les champs de bataille de la Somme découvrent que le train atteint confortablement Amiens, mais que les mémoriaux eux-mêmes sont dispersés sur des routes agricoles, c'est pourquoi les visites organisées des champs de bataille de la Somme au départ de Paris restent l'option pratique. Les variantes qui associent le Mémorial national australien de Villers-Bretonneux à la cathédrale d'Amiens — la plus grande cathédrale gothique de France en volume intérieur — ajoutent un deuxième registre de mémoire.
La Commonwealth War Graves Commission entretient plus de 400 cimetières ici, chacun selon la même spécification : des pierres tombales de Portland, de hauteur uniforme, sans distinction de grade. Les agriculteurs locaux déterrent encore des obus non explosés chaque printemps, un rituel saisonnier connu sous le nom de récolte de fer. Le paysage travaille silencieusement. Une visite des champs de bataille de la Somme au départ de Paris est moins un itinéraire touristique qu'un exercice de lecture d'un sol qui refuse d'oublier.